Les arnaques au faux éleveur existent, et la DGCCRF donne aux acheteurs des conseils pour les repérer. Un éleveur sérieux peut les rassurer en prouvant facilement qui il est, d’où viennent ses animaux et comment se passe la remise.
Comment un éleveur sérieux peut-il rassurer ses futurs adoptants ?
Les adoptants n’ont pas à vous croire sur parole. Facilitez-leur la vérification, sans attendre qu’ils vous la demandent :
- un SIREN vérifiable (ou un numéro de portée LOF ou LOOF) dans toutes vos annonces ;
- un numéro d’identification vérifiable sur l’I-CAD ;
- la présentation de la mère, obligatoire ;
- une visite de l’élevage, sur rendez-vous ;
- des coordonnées complètes : adresse, téléphone, courriel ;
- des réponses claires sur les documents remis et sur le déroulement de la remise.
Pour les mentions à afficher, consultez le guide sur les mentions obligatoires.
Quelles bonnes pratiques de paiement et de facture ?
La DGCCRF conseille aux acheteurs d’exiger une facture et de refuser les moyens de paiement inhabituels. Adoptez ces mêmes règles : elles protègent aussi votre image. Annoncez dès le départ comment se fera le paiement, à qui, et à quel moment, et ne demandez jamais de passer par un tiers que vous ne maîtrisez pas.
Rédigez un contrat de réservation clair, précisez s’il s’agit d’arrhes ou d’un acompte, et délivrez une facture.
Que faire si votre annonce ou vos photos sont usurpées ?
Si vous découvrez qu’on utilise votre nom ou vos photos, prévenez vos contacts, rappelez sur votre site vos coordonnées officielles, et signalez l’usurpation. Conservez des captures d’écran de l’annonce frauduleuse avec la date et l’adresse de la page.
Pour réduire le risque, gardez des photos propres à votre élevage et un site avec vos mentions légales. Une photo où figure un détail personnel, comme votre lieu de vie, est plus difficile à détourner qu’une image générique. Notre guide sur la photographie des chiots peut vous aider.
Comment aider les acheteurs à vérifier votre identité ?
Un acheteur méfiant est souvent un acheteur attentif, qui prendra soin de l’animal. Prévoyez donc une page « Qui sommes-nous » avec votre nom, votre adresse, votre SIREN et vos coordonnées, ainsi que des photos de votre élevage et de vos animaux.
Répondez sans agacement aux demandes de preuves : elles sont normales. Plus vos informations sont faciles à trouver, moins vous aurez de questions à traiter une à une. Cela vous fait gagner du temps, et cela filtre naturellement les contacts peu sérieux.
Enfin, évitez de pousser à la décision. Un éleveur qui laisse le temps de réfléchir, comme le prévoit le certificat d’engagement, inspire confiance.
Où signaler une arnaque ?
Plusieurs canaux existent :
- Pharos (internet-signalement.gouv.fr) pour les contenus illicites sur internet ;
- une plainte en ligne ;
- SignalConso, pour signaler le comportement d’un professionnel.
Ce guide est informatif. Pour une plainte ou une situation précise, adressez-vous aux autorités ou à un professionnel du droit.
Un site à votre nom, avec vos mentions légales et vos coordonnées, aide les adoptants à vérifier qui vous êtes.
Comparer un site d’éleveur et les annoncesSources
- DGCCRF : arnaques sur les places de marché en ligne
- Pharos : internet-signalement.gouv.fr
- I-CAD : vérifier un animal
- Service-Public : vente d’un chien ou d’un chat
Ce guide est informatif et ne remplace pas l’avis des organismes compétents. Règles et tarifs vérifiés en octobre 2026.


Comment fonctionne une arnaque au faux éleveur ?
La DGCCRF alerte sur les arnaques des places de marché en ligne. Ses conseils aux acheteurs donnent une bonne idée des signes d’alerte.